Un matin, vous tapez l’adresse de votre site. Page blanche. Ou pire : une page que vous n’avez jamais écrite, dans une langue que vous ne parlez pas. Respirez – c’est presque toujours réparable.
Un site qui tombe en panne, c’est stressant, surtout quand on ne sait pas par où commencer. Voici, dans l’ordre, ce qu’il faut faire – et surtout ce qu’il ne faut pas faire.
D’abord, identifier le symptôme
Les pannes de site se rangent presque toutes dans une de ces familles :
Le site est très lent. Les pages mettent cinq, dix secondes à s’afficher. Les visiteurs partent avant d’avoir vu quoi que ce soit (et Google le remarque aussi).
Page blanche ou message d’erreur. Le site ne s’affiche plus du tout, avec souvent un message « erreur critique ». Cela peut être après une mise à jour, un changement, ou sans cause apparente.
Le site a été piraté. Des pages bizarres apparaissent, des redirections vous envoient vers des sites douteux, ou votre navigateur affiche une alerte de sécurité. Parfois c’est invisible pour vous, mais pas pour Google, qui peut retirer votre site des résultats.
« Non sécurisé » dans le navigateur. Un cadenas barré ou un avertissement à côté de votre adresse. En général, un certificat de sécurité expiré – impressionnant à l’écran, souvent simple à régler.
Premier réflexe : ne touchez à rien
Sérieusement. L’instinct dit de cliquer partout, de mettre à jour, de supprimer ce qui semble louche, de réinstaller. C’est comme ça qu’une panne réparable en une heure devient une reconstruction complète.
Ce qui est encore en place – même cassé – contient les indices qui permettent de comprendre ce qui s’est passé, et souvent les données qui permettent de tout récupérer. Un site cassé mais intact, ça se répare. Un site cassé où on a « fait du ménage », c’est une autre histoire.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Sans rien toucher au site, deux vérifications à votre portée – et qui expliquent une partie des pannes :
L’hébergement est-il encore payé ? Cherchez le dernier email de facturation de votre hébergeur (OVH, o2switch, Ionos…). Un hébergement expiré = site coupé. La bonne nouvelle : en général, tout revient une fois le paiement régularisé.
Le nom de domaine est-il expiré ? Votre adresse (monentreprise.fr) se loue à l’année. Si le renouvellement n’est pas passé – carte bancaire expirée, email de rappel dans les spams – le site devient inaccessible du jour au lendemain. Là aussi, ça se rattrape, mais il ne faut pas traîner : passé un délai, le domaine peut être racheté par quelqu’un d’autre.
Si les deux sont en règle et que le site ne répond toujours pas, la panne est ailleurs – et c’est peut être le bon moment de passer la main.
Ce qui demande un pro
Le piratage. Nettoyer un site piraté, ce n’est pas supprimer les pages bizarres : c’est trouver la porte d’entrée, la fermer, et vérifier qu’il ne reste rien. Mal nettoyé, un site piraté se refait pirater dans le mois.
La mise à jour qui a tout cassé. Une extension, un thème, une version de WordPress qui ne s’entendent plus. Le diagnostic demande de savoir où regarder – et une sauvegarde saine pour revenir en arrière.
La base de données. Si le site affiche « erreur de connexion à la base de données », c’est le cœur du site qui est touché. Réparable, mais pas à l’aveugle.
Le prestataire disparu. Votre site est là, mais celui qui l’a construit ne répond plus – et vous n’avez ni les accès, ni les sauvegardes. C’est plus courant qu’on ne croit, et ça se reprend : il faut récupérer les accès un par un (hébergeur, domaine, WordPress) et faire l’état des lieux.
Combien ça coûte de remettre un site en état
Les fourchettes honnêtes, telles que je les pratique :
- Diagnostic : gratuit. Envoyez-moi l’adresse de votre site, je regarde, je vous dis ce qui va et ce qui ne va pas – chiffré, sans engagement.
- Remise à niveau (site lent, obsolète, piraté) : à partir de 300 €.
- Refonte / relooking (le site fonctionne mais a besoin d’évoluer) : à partir de 500 €.
- Reprise complète (prestataire disparu, accès perdus) : sur devis (ça dépend surtout de ce qu’on arrive à récupérer).
Méfiez-vous des devis de refonte complète dégainés avant tout diagnostic. Souvent, une remise à niveau suffit et coûte trois fois moins.
Votre site mérite un second regard.
Diagnostic gratuit sous 48 h — je regarde, je vous dis, vous décidez.
Trois semaines en rade, combien de clients ?
L’histoire qui m’a décidée à écrire cet article : un salon de coiffure à Lorient, dont le site est resté en panne trois semaines — page blanche, personne pour s’en occuper, le prestataire d’origine injoignable. Trois semaines pendant lesquelles chaque personne qui cherchait « coiffeur » dans le quartier tombait sur une erreur… et prenait rendez-vous ailleurs. Le site a fini par être réparé en une journée. Le vrai coût de la panne, ce n’était pas la réparation — c’était les trois semaines d’attente.
Éviter que ça se reproduise
Un site, ça s’entretient ! Trois choses suffisent à éviter l’immense majorité des pannes :
Les mises à jour, faites régulièrement et dans le bon ordre — pas en cliquant « tout mettre à jour » un vendredi soir.
Les sauvegardes, automatiques, stockées ailleurs que sur le site lui-même. Le jour où ça casse, c’est votre filet de sécurité.
Une surveillance de base : savoir que le site est tombé avant que ce soit un client qui vous le dise.
C’est exactement ce que couvre une maintenance mensuelle (à partir de 50 €/mois chez moi). Vous pouvez aussi le faire vous-même – l’important, c’est que quelqu’un le fasse.
Votre site vous inquiète ? Envoyez-moi son adresse – le diagnostic est gratuit, la réponse arrive sous 48 h.