Si vous atterri sur cette page, c’est sans doute qu’un message bizarre s’est glissé sur votre site. Respirez. La plupart de ces messages font souvent plus peur que de mal : le site est rarement cassé pour de bon, et presque jamais perdu. Ils sont rangés ci-dessous du plus courant au plus rare. Trouvez le vôtre, lisez ce qu’il veut dire, et voyez ce que vous pouvez faire – ou pas – sans prendre de risque.
Sommaire
- Error establishing a database connection
- There has been a critical error on this website
- Page blanche (écran blanc)
- « Votre connexion n’est pas privée »
- Erreur 500 – Internal Server Error
- Erreur 403 – Accès refusé / Forbidden
- Erreur 404 – Page introuvable
- Briefly unavailable for scheduled maintenance
- « Ce site risque d’endommager votre ordinateur » (site signalé piraté)
- Espace disque plein / « Disk quota exceeded »
1. Error establishing a database connection
Selon l’hébergeur, il y a des variantes : « Erreur lors de l’établissement d’une connexion à la base de données », un écran générique « Service momentanément indisponible », ou, plus rarement, « Cannot connect to database server ». Le fond est toujours le même : le site n’arrive pas à joindre l’endroit, la base de données, où sont rangés vos contenus.
Ce que ça veut dire.
Votre site, c’est un peu comme un standard téléphonique : chaque page qui s’affiche, c’est un appel passé vers la réserve où sont stockés vos textes, vos photos, vos tarifs. Ce message dit simplement que la ligne ne passe pas, pour l’instant. Souvent, c’est un embouteillage passager côté serveur (trop d’appels en même temps) ou ou un redémarrage technique chez votre hébergeur.
Est-ce grave ?
Dans la grande majorité des cas, rien n’est perdu : vos contenus sont toujours bien rangés, seule la ligne est encombrée un moment. Rien de grave pour vos données, donc. Pour votre activité en revanche, chaque minute où le site reste injoignable, c’est un visiteur qui referme l’onglet – un vacancier qui voulait vérifier les disponibilités d’un gîte du Golfe un dimanche matin, par exemple, et qui ira voir ailleurs sans revenir.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Rechargez la page, puis patientez deux à trois minutes avant de retenter : c’est le geste le plus utile, et il ne présente aucun risque. Si le message a disparu tout seul, vous avez la réponse : c’était passager.
Quand me passer le relais.
Si l’attente dépasse un quart d’heure, ou si le message revient plusieurs fois dans la journée, notez simplement les heures où ça s’est produit et laissez-moi regarder. Cela peut venir de l’hébergeur, d’une base qui sature ou d’une extension trop gourmande : il faut identifier la cause avant de toucher à quoi que ce soit.
2. There has been a critical error on this website
Variantes courantes : « Une erreur critique s’est produite sur ce site. », parfois accompagné d’une petite ligne « Learn more about troubleshooting WordPress. », ou rien d’autre qu’un fond blanc avec cette seule phrase.
Ce que ça veut dire.
Imaginez un disjoncteur qui saute chez vous après avoir branché un nouvel appareil : le système a coupé le courant plutôt que de risquer la casse. C’est en général un ajout récent – une mise à jour, un nouvel outil installé – qui ne s’est pas bien entendu avec le reste.
Est-ce grave ?
Rassurons-nous d’abord : vos contenus n’ont pas disparu, ils sont simplement inaccessibles tant que le disjoncteur reste sur « coupé ». Rien de grave pour vos données. Pour votre activité en revanche, c’est différent : les visiteurs ont vraiment l’impression que le site est cassé (et peu entretenu).
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Vous n’avez plus accès à l’admin du site, donc rien à cliquer de votre côté qui remette vraiment le courant. Le seul geste « utile » serait d’aller rouvrir le disjoncteur soi-même dans les fichiers du site, et c’est justement là qu’on aggrave en tâtonnant. Le bon réflexe : si vous avez reçu un email avec des détails techniques au même moment, gardez-le de côté sans y toucher, il m’aidera à comprendre plus vite.
Quand me passer le relais.
C’est exactement le genre de caillou que je retire vite – le plus souvent en revenant simplement à la version d’avant l’ajout qui a coincé. Un coup de main ponctuel suffit en général à remettre le courant.
3. Page blanche (écran blanc)
Le titre de l’onglet affiche encore le nom de votre site, mais la page reste vide. Parfois, une courte ligne grise apparaît puis disparaît.
Ce que ça veut dire.
C’est comme un rideau de fer baissé devant une boutique : le site ne parvient plus à s’afficher, sans que son contenu ait forcément bougé. Souvent, la cause est proche d’une erreur critique (problème d’extension, thème ou mise à jour) mais elle ne laisse aucun indice à l’écran.
Est-ce grave ?
Pas forcément. Une page blanche est surtout plus inquiétante parce qu’elle ne dit rien : vos visiteurs ne savent pas s’ils doivent attendre ou partir.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Rechargez une fois la page et notez si le blanc est apparu après une mise à jour. Ensuite, ne cherchez pas à « forcer » l’affichage dans les fichiers : c’est là que les tâtonnements aggravent la panne.
Quand me passer le relais.
Une page blanche n’est pas forcément plus grave qu’une erreur critique : elle est simplement plus difficile à lire. Laissez-moi regarder avant de toucher à quoi que ce soit : on trouve souvent la cause rapidement.
4. « Votre connexion n’est pas privée »
Selon le navigateur, vous verrez aussi « Le certificat de sécurité de ce site a expiré », « Site non sécurisé » ou un cadenas barré de rouge.
Ce que ça veut dire.
Le certificat est ce qui affiche le cadenas et le « https » devant votre adresse. S’il ne s’applique plus ou expire, le navigateur ne peut plus garantir que vos visiteurs sont bien chez vous et les arrête par précaution.
Est-ce grave ?
Votre site n’est ni cassé ni forcément piraté, mais la plupart des visiteurs ne cliqueront pas sur « continuer quand même ». C’est donc à régler vite.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même (sans rien casser).
Cliquez sur le cadenas, puis cherchez le mot « certificat ». Le navigateur affiche sa date de fin : si elle est passée, vous avez la confirmation. Ou vérifiez l’état de votre hébergement et de votre nom de domaine dans votre espace client : s’il y a une facture impayée, elle est à régularise directement auprès de l’hébergeur. Mais cet avertissement ne veut pas forcément dire qu’un paiement est en retard.
Quand me passer le relais.
Normalement, un certificat se génère ou se renouvelle en quelques clics chez votre hébergeur. S’il refuse de se créer, c’est souvent que le nom de domaine ne pointe pas exactement au bon endroit, ou qu’une vérification est bloquée. S’il a expiré, il faut comprendre pourquoi. Envoyez-moi le message affiché : je regarde ce qui coince. Un coup de main ponctuel suffit généralement.
5. Erreur 500 — Internal Server Error
Vous pouvez aussi voir « HTTP ERROR 500 », « Erreur interne du serveur » ou « Service Unavailable ».
Ce que ça veut dire.
Le serveur a rencontré un problème en préparant la page, sans préciser lequel. Cela peut être passager ou venir d’une extension, d’un réglage ou de l’hébergeur.
Est-ce grave ?
Une erreur isolée peut disparaître seule, et être simplement « circonstancielle ». Si elle revient à chaque visite, le site mérite un vrai diagnostic. D’autant que c’est le genre d’erreur pas toujours visible qui peut avoir un vrai impact négatif – les pages devenant indisponibles pour Google, elles peuvent être désindexées.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Rechargez après une minute et notez si l’erreur touche tout le site ou une seule page, quelles pages, à quel moment. N’allez pas modifier les réglages serveur vous-même.
Quand me passer le relais.
Si elle persiste ou revient régulièrement, passez-moi la main : on trouvera sa cause pour régler le problème.
6. Erreur 403 — Accès refusé / Forbidden
Vous pouvez aussi voir « Erreur 403 : accès refusé », « Access Denied » ou « You don’t have permission to access this resource ».
Ce que ça veut dire.
C’est comme une serrure dont votre clé n’ouvre plus. Le site est là, mais un réglage d’autorisation bloque un accès – souvent après une mise à jour, ou en raison de réglages de sécurité.
Est-ce grave ?
Tout dépend de ce qui est bloqué. Si c’est seulement l’administration, vos visiteurs ne voient rien. Si c’est le site entier, il faut s’en occuper vite. C’est aussi une erreur qui peut ne concerner que les moteurs de recherche, avec là encore le risque d’être désindexé.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Essayez d’ouvrir le site depuis votre téléphone, en 4G plutôt qu’en wifi. Si cela fonctionne, le blocage ne touche pas tout le monde : c’est une information utile. N’essayez pas de modifier les autorisations vous-même.
Quand me passer le relais.
Il faut simplement rétablir le bon accès, au bon endroit.
7. Erreur 404 — Page introuvable
Vous pouvez aussi voir « Cette page est introuvable » ou « The page you are looking for doesn’t exist ».
Ce que ça veut dire.
C’est une adresse qui ne mène plus nulle part : la page a été supprimée, renommée ou déplacée, et le lien n’a pas suivi.
Est-ce grave ?
Sur une seule page, ce n’est généralement pas grave. Si elle apparaît partout, y compris sur l’accueil, ce n’est plus un simple lien mort.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Notez l’adresse exacte affichée dans votre navigateur : c’est celle qu’il faut réparer ou rediriger.
Quand me passer le relais.
Une 404 isolée se corrige simplement. Les repérer avant qu’elles s’accumulent, c’est le rôle d’une maintenance régulière.
8. Briefly unavailable for scheduled maintenance
Vous pouvez aussi voir « Le site est actuellement en maintenance. Merci de revenir dans quelques instants. ».
Ce que ça veut dire.
Le site se met brièvement en pause pendant une mise à jour. Ici, la pancarte « travaux en cours » est restée affichée après la fin du chantier.
Est-ce grave ?
Quelques minutes, c’est normal. Après un quart d’heure, ce n’est plus une pause : le site reste fermé à vos visiteurs.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Si vous venez de lancer une mise à jour, attendez quelques minutes. Au-delà, ne cherchez pas le fichier de maintenance dans les coulisses du site : laissez-le en place.
Quand me passer le relais.
Si le message reste plus d’un quart d’heure, passez-moi la main : on retire la pancarte oubliée, sans toucher au reste.
9. « Ce site risque d’endommager votre ordinateur » (site signalé piraté)
Vous pouvez aussi voir « This site may harm your computer », « Site trompeur détecté » ou, dans Google, « Ce site peut être piraté ».
Ce que ça veut dire.
Google – le plus souvent – a repéré un signe suspect et prévient les visiteurs avant qu’ils n’entrent. Il faut vérifier le site, pas simplement retirer l’avertissement.
Est-ce grave ?
C’est à prendre au sérieux, sans paniquer. Le site se répare, mais tant que l’avertissement reste affiché, les visiteurs n’entreront pas.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Ne cliquez pas sur « continuer quand même » et ne supprimez rien sur le site. Notez l’heure, le texte exact du message et, si possible, faites une capture d’écran.
Quand me passer le relais.
Passez-moi la main rapidement : il faut trouver la cause, nettoyer si nécessaire, puis demander à Google de retirer l’avertissement.
10. Espace disque plein / « Disk quota exceeded »
Vous pouvez aussi recevoir un email de votre hébergeur indiquant que vous avez atteint 100 % de votre espace disque.
Ce que ça veut dire.
La réserve de votre hébergement est pleine. Photos, sauvegardes, journaux techniques et emails y prennent de la place ; une fois la limite atteinte, le site ne peut plus rien enregistrer.
Est-ce grave ?
Ce qui existe déjà n’est pas effacé. En revanche, des choses très utiles peuvent cesser de fonctionner sans se voir tout de suite : emails, formulaires ou sauvegardes.
Ce que vous pouvez faire (sans rien casser).
Regardez l’indicateur d’espace disque chez votre hébergeur, sans rien supprimer. Le ménage dans les fichiers peut effacer ce qu’il ne fallait pas.
Quand me passer le relais.
Il faut libérer l’espace utile, puis surveiller ce qui le remplit. C’est exactement ce qu’apporte une maintenance régulière.
Vous avez trouvé l’erreur ?
Mettre un nom sur votre problème, c’est déjà la moitié du chemin.
Si vous voulez vérifier l’état général de votre site : vous pouvez faire ce bilan santé en deux minutes (sans inscription).
Et si quelque chose est cassé aujourd’hui, ou si vous préférez ne plus jamais y repenser, deux portes s’ouvrent : un coup de main ponctuel quand quelque chose est cassé, ou une maintenance pour ne plus y penser.
Entre nous
Dans le métier, certaines erreurs ont des surnoms. La plus connue : PEBCAK – Problem Exists Between Chair And Keyboard, autrement dit « le problème se situe entre la chaise et le clavier ». Une façon de dire que c’est souvent nous les responsables. Bonne nouvelle : celle-là se répare très vite.