Comment savoir si son site est en bonne santé ?

Une fois que le site est en ligne, accessible et qu’il tourne, on se dit tout va bien… Jusqu’au jour où un client nous alerte « il rame un peu votre site », ou « le formulaire de contact ne marche pas », ou encore « je suis tombé sur une page blanche ». La vérité, c’est qu’un site, ça s’entretient – et que si on ne le fait pas, à un moment donné, il va se dégrader. Et ce n’est pas toujours simple à repérer si on ne sait pas quoi vérifier.

Bonne nouvelle : pas besoin d’être technicien pour tester votre site et faire un premier bilan. Il y a quatre questions simples à se poser. Si votre site répond « oui » aux quatre, il est en bonne santé. Sinon, vous saurez exactement quoi regarder.

1. Est ce que Google et vos clients vous voient et comment ?

C’est la question qui compte le plus, parce qu’un beau site que personne ne trouve, c’est une belle boutique au fond d’une impasse.

Trois choses à vérifier. D’abord, que votre site est bien visible par Google : il arrive (plus souvent qu’on ne croit) qu’un site reste, par erreur, réglé sur « ne pas apparaître dans les résultats » depuis sa mise en ligne — invisible pendant des mois sans que personne ne comprenne pourquoi. Ensuite, le titre et la description qui s’affichent dans Google : ce sont eux qui donnent envie de cliquer (ou pas), ils sont à travailler plutôt que de laisse Google décider quoi afficher. Enfin, votre fiche d’entreprise : est-ce que votre adresse, votre téléphone et vos horaires sont inscrits dans le code du site, pour que Google sache que vous êtes une entreprise locale, en accord avec la fiche Google Business ? C’est ce qui vous fait apparaître dans les recherches « près de chez moi ».

Et un dernier, qu’on oublie toujours : l’aperçu quand on partage votre site. Quand un client vous recommande sur Facebook ou dans un groupe WhatsApp local, est-ce qu’une jolie image apparaît, ou juste un rectangle gris ? Pour un gîte ou un restaurant, cette petite image, c’est de la réservation gagnée ou perdue.

2. Votre site est-il une porte ouverte ?

La sécurité, ça fait peur, mais deux ou trois réflexes suffisent à voir si les bases sont là.

Le cadenas d’abord : sans lui, les navigateurs affichent « Site non sécurisé » à vos visiteurs, et Google vous fait reculer dans les résultats. Si votre site est sous WordPress, deux autres points valent le coup d’œil : est-ce qu’on peut lire publiquement la liste de vos identifiants de connexion (il suffit alors de deviner le mot de passe), et est-ce que des fichiers de travail — sauvegardes, journaux — traînent en accès libre alors qu’ils peuvent contenir des informations sensibles. Rien de tout ça n’est visible à l’œil nu, et pourtant ça se vérifie en quelques secondes. Et c’est important pour éviter que le pire arrive (site cassé, bloqué, piraté, …). Si c’est le cas, pas de panique : le dépannage WordPress, c’est fait pour ça.

3. Est-ce qu’il est mis à jour, vivant ou à l’abandon ?

Un site, une fois en ligne, cela s’entretient et se met à jour. Sinon, il se s’abîme doucement…

Les signes qui trahissent l’abandon : des liens qui ne mènent nulle part (un visiteur qui clique et tombe sur une page d’erreur repart aussitôt), des scripts obsolètes ou encore le « © 2019 » en bas de page, qui dit à chaque visiteur que plus personne ne touche au site depuis des années. Aucun de ces points n’est grave pris isolément ; ensemble, ils racontent un site laissé à lui-même.

Un exemple tout bête : une crêperie à Auray dont le bouton « Voir la carte » menait vers une page d’erreur. Le genre de détail qu’on ne voit jamais soi-même ; mais le client qui veut vérifier avant de se déplacer, lui, il le voit, et il va voir ailleurs.

C’est précisément le rôle d’une maintenance régulière : que personne n’ait jamais à se poser la question.

4. Vos visiteurs attendent-ils ?

Plus de la moitié de vos visiteurs sont sur leur téléphone, souvent en 4G, avec peu de patience. La vitesse n’est donc pas un luxe de geek : c’est ce qui décide si on reste ou si on part.

Trois chiffres suffisent à comprendre. La note de vitesse mobile que Google attribue à votre site (sur 100). Le temps avant que votre contenu principal s’affiche : au-delà de deux secondes et demie sur mobile, un visiteur sur quatre est déjà reparti. Et le poids de votre page d’accueil : chaque mégaoctet, c’est du temps de chargement – et bien souvent, ce sont des images trop lourdes qu’on pourrait alléger de moitié sans rien perdre à l’œil.

En résumé

Ces quatre questions – être trouvé, être sûr, être entretenu, être rapide – ce sont les fondamentaux. Le reste, c’est du bonus. Un site qui répond « oui » aux quatre travaille pour vous, même quand vous dormez.

Et si vous voulez savoir où en est le vôtre, sans deviner : j’ai mis en ligne un bilan de santé gratuit. Vous entrez l’adresse de votre site, et en deux minutes vous voyez, point par point, ce qui va et ce qui mérite un coup d’œil — en français clair, pas en jargon.

→ Faites le bilan de votre site sur audit.lajetee.fr

Et si le bilan vous montre des points rouges ? Pas de panique : certains se corrigent en dix minutes (le rapport vous dit lesquels). Pour le reste, c’est mon métier — un coup de main ponctuel quand quelque chose est cassé, ou une maintenance pour ne plus jamais avoir à y penser.

Cécile
Cécile

Cécile est la créatrice de La Jetée, celle qui conçoit les sites, les répare aussi, et qui vous aide quand vous en avez besoin.